Quelle est la juste place de la pensée dans la relation ?

Lorsque vous observez une chose sans le moindre mouvement de la pensée, le moindre geste visant à modifier cette chose, ou à la transcender, mais que vous portez simplement sur elle un regard attentif, sans orientation ni mobile particuliers, alors l’objet de cette observation en est profondément modifié. Etes-vous capable d’observer la peur de cette façon-là ?

En règle générale, nous avons peur de faire usage de la raison, de penser de manière claire et lucide, et non émotionnelle, de penser autrement qu’à partir d’un centre — qu’il se situe hors de nous ou en nous-mêmes. Penser lucidement suppose qu’il n’y ait pas de centre à partir duquel s’organise le fonctionnement de notre pensée. Cette question mérite, je crois, d’être creusée.

J.Krishnamurti. 4° causerie publique à Saanen, le 16 juillet 1978



Une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre

Y a-t-il une façon de vivre notre vie quotidienne qui soit entièrement différente de celle que nous vivons habituellement et que nous connaissons tous ?

Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ? Comment vais-je le découvrir ? Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent. En d’autres termes, je ne peux découvrir ce que signifie vivre sans conflit que si je peux observer ce qui se passe en ce moment. Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel C’est une perception aigüe, claire et exacte dans laquelle il n’y a pas de dualité. Il n’y a que le réel et rien d’autre.

Par dualité, je veux dire qu’il n’y a ni opposition ni contradiction dans ce qui est entrain de se passer. La dualité n’apparaît que lorsque qu’il y a fuite devant ce qui est. Cette fuite suscite l’opposé et alors surgit le conflit. Seul le réel existe, et rien d’autre.



Qu’est-ce que l’empathie?

 L’empathie (du grec ancien εμ, dans, à l’intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu’on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme psychologique par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d’une autre personne, sans les ressentir lui-même. La perception empathique est liée à la fonction amygdalienne.

Dans les sciences humaines, l’empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l’autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral.

L’empathie se différencie de la contagion émotionnelle dans laquelle une personne éprouve le même état affectif qu’une autre sans conserver la distance qu’on observe dans l’empathie. Les théories modernes distinguent aussi l’empathie de la sympathie qui consiste aussi à comprendre les affections d’une autre personne mais qui comporte en plus une dimension affective : alors que l’empathie repose sur une capacité d’imagination, la sympathie repose plus sur la proximité affective avec celui ou celle qui en est l’objet. Certains chercheurs préfèrent parler d’empathie cognitive pour insister sur le fait que l’empathie repose sur un mécanisme cognitif neutre sans lien avec la relation qu’on entretient avec la personne qui en est l’objet.

De nombreuses définitions sont proposées pour l’empathie, souvent confondue avec la sympathie. L’empathie implique un processus de recul intellectuel qui vise la compréhension des états émotionnels des autres, tandis que la sympathie est un comportement réflexe, de type réactif.

Exemples de formulations empathiques

Une personne dit :
- Je n’aurais pas dû faire cela… Je ne l’ai pas fait volontairement
Retour (effet miroir) au moyen de l’empathie :
- Vous regrettez ce que vous avez fait et vous vous sentez coupable…
Une personne dit :
- JB m’empêche de faire ce que je veux…
Retour :
- Vous éprouvez de la frustration face à JB et vous ne parvenez pas à vous affirmer…
Une personne dit :
- C’était génial. J’ai passé des vacances de rêves…
Retour :
- Vos vacances vous ont enthousiasmé… et non Je suis heureux pour vous (qui est une formulation projective de soi et en conséquence de type sympathique)…’

Les « retours empathiques » sont relativement « normés », exprimant un sentiment ou une émotion implicite. Ils consistent à témoigner du centrage sur la personne qui s’exprime et restitue une dimension affective, en utilisant la reformulation (analogie). Comme illustré ci-dessus par les exemples, ces retours peuvent autant être utilisés par rapport à des sentiments positifs ou négatifs.

Autrement dit, l’empathie, contrairement à la sympathie qui est spontanée (relativement à une identification = attirance ou rejet) est une pratique relationnelle qui, par définition, s’enseigne et s’apprend.

(Extrait wikipédia_7 juin 2008)



goeland |
Gratte-Ciel Info |
FCPE MAGNY LES HAMEAUX |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blog du 1er régiment d'a...
| Le blog du 1er régiment d'a...
| L'islam social